Square SA

15
Jul

Comment les utilisateurs de DALIM SOFTWARE l’aident à améliorer ES

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L’apport de PerfectPreview, c’est donc l’implémentation de spécificités complexes propres au packaging dans le calcul du soft proofing, et cela sans générer de fichier différent du PDF d’impression. L’épreuve virtuelle, créée par le PDF de production et embarquée avec lui, l’accompagne dans tous les flux qu’il emprunte. Ainsi, la validation s’opère bien sur le PDF final, et non sur sa représentation seulement, ce qui constituerait un risque d’erreur en cas de fichiers distincts. « Ce sont les métadonnées XMP, fournies par l’imprimeur, qui sont réinjectées dans le fichier PDF et vont permettre de générer le soft proofing », précise Roland Donzelle.

Cette cohérence entre le produit et son image répond d’ailleurs à une exigence de la Commission Européenne. En effet, celle-ci demande de fournir par exemple pour les produits cosmétiques un dossier présentant l’étiquetage. Or, il est impossible à un visualiseur PDF standard, tel Adobe Reader, de restituer un fichier d’impression de packaging complexe, notamment à cause de l’ordre des séquences d’encrage et des paramètres de surimpression. PerfectPreview s’en chargera, dans la plate-forme ES, sans ralentir le circuit de validation.

Square est une structure étonnante. Comment imaginer qu’une société de 15 personnes, qui gère les ressources numériques de groupes internationaux comme Hitachi, Blédina-Danone, fabrique des packs pour L’Oréal, Bjorg, de l’édition pour Renault Trucks, Volvo… puisse être aussi pointue dans la R&D liée à l’industrie prépresse-packaging, tout en réalisant la version iPad de M, le magazine du journal Le Monde ? « Il y a une logique dans tout ça, répond Roland Donzelle. Aujourd’hui, le packaging est le premier vecteur de communication produit vers le consommateur. Cependant, la réglementation est de plus en plus contraignante et les normes européennes font qu’on peut mettre de moins en moins d’informations sur un pack. On entre de ce fait dans la notion de « packaging étendu », qui relie les informations du pack à celles des autres supports. L’enjeu du packaging, pour les années à venir, se déplace vers le traitement de la donnée, la gestion automatisée du packshot, les vues en 360° pour la vente en ligne, et non plus uniquement dans la séparation couleur et le recouvrement. En termes d’évolution, on pense de plus en plus que le packaging va devenir un objet connecté. »

Selon Roland Donzelle, il est vraisemblable que, demain, en flashant le QR code d’un petit pot pour bébé, on sache de quelle ferme provient la viande qui a servi à sa composition. « La problématique n’est pas à notre niveau, mais plutôt à celui des organisations client, où la partie digital/web est souvent séparée du print et de la documentation papier. Actuellement, sur certains produits, vous avez un EAN13 qui permet de récupérer le prix lors du passage en caisse, un QR code qui contient l’URL d’une promo sur le produit acheté, et de la RFID à l’intérieur. Cela fait 3 éléments distincts qui pourraient être unifiés, sachant qu’on se bat pour la place sur le packaging ! »

Est-il envisageable de voir bientôt la gestion combinée de données aussi différentes avec ES ? « Tout à fait, d’ailleurs nous discutons de ces sujets avec les ingénieurs de DALIM SOFTWARE et avons la même façon de voir les choses sur le plan du data management. La difficulté serait plutôt côté client, avec leur organisation en silos des services : Marketing / Logistique / Contrôle Qualité. Mais tout cela est en train de bouger, sous l’impulsion notamment de GS1 France, l’organisme paritaire qui normalise toutes les informations d’échanges entre fabricants et distributeurs. »

Propos recueillis par Didier Destabeaux