Turquoise

10
Apr

Le soft proofing – côté prestataire, côté client

Côté prestataire

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Sandra Lalanne est depuis juin 2016 responsable de Turquoise, photogravure parisienne spécialisée dans le beau livre, livre d’art et édition scolaire. Sandra, utilisatrice du soft proofing d’ES depuis sa création, l’a récemment introduit dans l’offre de Turquoise.

Pouvez-vous nous donner un exemple de mise en place du soft proofing avec un client éditeur ?

Je viens d’intégrer tout récemment le système chez Belin (www.editions-belin.com, éditeur indépendant dans le domaine scolaire et de l’éducation). Cela a été très simple, je leur ai fait une petite démonstration de 10 mn sur un de leurs ouvrages. Je leur ai expliqué comment insérer une annotation, refuser ou accepter une page, visualiser le chemin de fer. La mise en place a été très rapide, il a suffi d’un rendez-vous. Je viens de commencer la production avec eux sur un chapitre, ils se débrouillent très bien tous seuls! Il faut dire que c’est très intuitif…

Lorsque vous aviez fait la démo, le choix était-il acté ? Ou est-ce votre démonstration qui a remporté l’adhésion ?

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Lorsque vous aviez fait la démo, le choix était-il acté ? Ou est-ce votre démonstration qui a remporté l’adhésion ?

Lors d’un premier RV, je leur ai dit que je travaillais de cette façon avec les éditeurs scolaires, et leur ai demandé s’ils étaient intéressés. Puis Max-André Carru, de la société Galilée, notre intégrateur DALIM SOFTWARE, leur a créé un compte utilisateur ; enfin, je suis retournée les voir 15 jours plus tard avec cette démo de 10 mn, et c’était parti !

Aviez-vous effectué cette démo sur votre écran ou sur le leur ?

Le leur, ils avaient déjà un écran calibré. Ce sont des interlocuteurs extrêmement sensibles et attachés à la calibration de la chaîne et au rendu chromatique de leurs ouvrages, même si nous sommes dans le scolaire. C’est un secteur où il faut aller très vite, ce sont des livres qui se montent en une semaine, deux semaines, un mois. On doit faire vite et beau !, On n’a pas le temps de faire des allers-retours « coursier-épreuve » : pour cela, le soft proofing, c’est LA Solution !

Une fois la décision prise, comment s’effectue le déploiement du soft proofing ?

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Il faut caler l’écran, ajuster le profil écran, l’adapter à l’éclairage ambiant. Nous basons nos réglages sur une forme-test éditée et imprimée chez Turquoise. Le client valide cette forme-test. Le rendu écran doit aussi bien concerner les papiers couchés qu’offset. Pour l’offset, le retrait sous-couleur est capital ! Si le photograveur n’est pas capable de convertir correctement les fichiers et de simuler convenablement les épreuves papier, l’écart peut être considérable entre l’épreuve offset et le tirage, c’est vite la catastrophe en impression. Donc la simulation écran met le client en condition, elle lui permet de voir à la fois la dominante colorée du papier et le rendu des images en règle générale aplaties et voilées. Avec la correction adéquate, elle lui assure une simulation proche de la réalité imprimée et surtout de ce qu’il a validé ! C’est pour lui une plus grande sécurité.

En offset, il y a un réel intérêt à faire du soft proofing, par rapport à l’épreuve papier, car la simulation écran prend en compte les caractéristiques du papier d’impression, alors que l’épreuve papier ne se fait pas sur le papier réel d’impression. De plus, changer de support est à la fois rapide et économique, puisqu’il s’agit juste d’un simple jeu de paramètres à modifier ! »

Côté client

Catherine Bulot, responsable photogravure du pôle Education Albin Michel (www.albin-michel.fr)

« Depuis 2009, une partie importante de la photogravure du pôle Education Albin Michel (scolaire, jeunesse et quelques titres grand public) utilise le soft proofing de DALIM SOFTWARE. Entre 2009 et maintenant, le produit a beaucoup évolué au niveau de la rapidité et de l’ergonomie – notamment avec le chemin de fer électronique. Du point de vue éditorial, la plupart de nos éditeurs sont ravis de travailler avec cet outil : visualisation des images dans leur contexte, visualisation des couleurs benday, état des lieux rapide de leur ouvrage avec le chemin de fer (images manquantes, pages manquantes).

Du point de vue fabrication : une baisse des coûts de photogravure, un gain de temps non négligeable (plus de coursier, des retouches possibles en temps réel, etc.).

Les outils comme le densitomètre, les canaux de couleurs, la couverture d’encre, nous permettent de vérifier le travail demandé et/ou de mieux orienter l’opérateur photograveur sur ce que nous souhaitons obtenir. La fonction « comparer » permet aussi de visualiser les actions de l’opérateur après correction. C’est une fonction importante, car en tant que responsable photogravure du pôle éducation Albin Michel, j’analyse le travail effectué et capitalise pour mes prochains travaux. »

Propos recueillis par Didier Destabeaux