Mondadori

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Jul

Le chemin de fer d’ES au cœur des magazines de Mondadori

Le chemin de fer d’ES au cœur des magazines de Mondadori

Mondadori France, éditeur de plus de 30 magazines en France dont Grazia, Pleine Vie, Auto Plus, Closer et Télé Star, utilise ES de manière croissante pour la production de ses magazines. Jean-Philippe Mas, chef de projet informatique éditoriale à la DSI (Direction des systèmes d’information), Sylvain Boularand, responsable service Prépresse à la DOI (Direction des opérations industrielles), et Christophe Guérin, son adjoint, témoignent sur le processus de cette intégration.

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Dans quel contexte s’inscrit l’arrivée d’ES à Mondadori ?

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J-P M : Nous avons amorcé depuis plusieurs années l’internalisation de la photogravure de nos magazines, soit dans le service prépresse interne, lorsqu’il y a besoin d’expertise (détourage, retouche photo…), soit directement au sein des rédactions, grâce à des outils automatiques de traitement d’image, de génération PDF, et d’automatisation des tâches sans valeur ajoutée.

S B : Nous avons trois types de fonctionnement de la photogravure avec les rédactions :

  • Les titres traités 100 % en externe, où les photograveurs mettent à notre disposition leurs chemins de fer numériques,
  • Un partage des titres entre photograveur externe et traitement interne. Le sous-traitant s’occupera des cahiers « chauds » avec bouclage tardif, pour des raisons de souplesse horaire,
  • Les titres gérés à 100 % en interne, pages de publicité comprises. 

J-P M : Dans ce cadre, il était primordial de mettre en place un outil de chemin de fer, notamment pour deux raisons :

  • Apporter un suivi de production au service prépresse, avec des outils de statistique et d’analyse permettant d’optimiser la montée en charge de ce service, en vue d’accroître le nombre de titres traités. 
  • Les prestataires externes proposaient aux rédactions leurs propres outils de chemin de fer numérique, pour les demandes de validation et corrections. En basculant ces titres en interne, nous devions apporter aux rédactions le même niveau de qualité de service.

Comment s’est opéré le choix de cet outil ?

J-P M : ES, de DALIM SOFTWARE, est vite apparu comme le plus robuste sur le marché, utilisé comme référence par nos photograveurs externes. Après une étude concurrentielle, le choix s’est fait assez naturellement, la DSI et la DOI s’étant rapidement mis d’accord.

Comment se passe l’intégration d’ES ?

S B : A Mondadori, nous suivons des protocoles informatiques assez lourds, à l’intérieur desquels l’intégration d’ES s’est parfaitement déroulée.

Nous le déployons de manière graduelle. Nous savons que nous pourrions faire beaucoup plus de choses, mais nous allons à l’essentiel.

J-P M : Notre phase de déploiement s’effectue titre par titre. Nous suivons des procédures de recette strictes, qui garantissent la stabilité de notre environnement de production. DALIM SOFTWARE nous a fourni une procédure technique pour pouvoir reproduire l’installation de test à l’identique, en production. Un titre pilote – Sciences & Vie Découvertes – a été traité à blanc par le prépresse interne. Après vérification de sa qualité, nous l’avons présenté à la rédaction et leur avons demandé d’utiliser ES pour le  numéro suivant. L’opération a été un franc succès et la formation a été rapide car l’outil est intuitif.

C G : Avec Sciences & Vie Découvertes, qui est un 84 pages, la rédaction avait bien eu quelques réticences, mais elles ont assez vite disparu. Nous en sommes aujourd’hui à une dizaine de titres : Sciences & Vie Junior, SVJ hors-série, SV, L’Auto-Journal, le Chasseur Français, Nous Deux, la Revue nationale de la chasse, Grand Gibier, La Veillée des Chaumières…

J-P M : Le plus simple pour nous était de passer sur ES les titres déjà traités à 100 % en interne. Lorsque tous les titres internes seront déployés, les titres mixtes, temporairement assemblés chez le photograveur externe, basculeront à leur tour dans l’ES de Mondadori. La centralisation permet à Mondadori de minimiser l’impact d’un éventuel changement de prestataire photogravure.

Quels avantages tirez-vous d’ES au quotidien ?

C G : Avec cet outil, on sait vraiment où on en est, à l’instant T. Du point de vue organisationnel, c’est excellent, on a une meilleure vision de l’avancée du magazine, qui était auparavant très fragmentaire. Il nous était également difficile de trouver les bons interlocuteurs, or l’installation de ES nous a obligés à aller les chercher. La solution de DALIM SOFTWARE rassemble tous les services intervenants : promotion, publicité, abonnements… Aujourd’hui, plus on déploie de titres et plus on gagne de temps dans leur gestion. Le gain de temps se poursuit dans le transfert automatique du PDF à l’imprimeur, que nous devions auparavant envoyer manuellement en FTP. Multiplié par une vingtaine de titres, on en voit vite l’intérêt !  Un autre intérêt est la traçabilité : quelles sont les pages qui reviennent souvent en validation ? Pourquoi ? Ça nous permet de mettre le doigt sur ce qu’on pourrait améliorer, au sein de la photogravure, pour gagner en productivité.

S B : L’intérêt du système ES, au-delà de sa simplicité et de l’abandon des chemins de fer papier, est à court terme d’être maîtres de notre production, en internalisant le chemin de fer dans toutes les rédactions, y compris celles qui sont à l’extérieur. Les photograveurs externes alimenteront l’ES de Mondadori, en déposant leurs documents dans notre serveur. Nous allons gagner en souplesse, sans perdre le fil visuel de l’avancée exacte de la production. 

Qu’aimeriez-vous trouver lors d’un développement ultérieur d’ES ?

S B : En termes de développement, un vrai plus à ajouter dans l’outil serait de donner accès, en temps direct, au coût induit par les corrections sur une page, ou de mettre en place un système d’alerte en cas de dépassement.

Envisagez-vous d’autres perspectives avec DALIM SOFTWARE ?

J-P M : En parallèle de l’internalisation dans ES, nous déployons actuellement un outil éditorial plurimedia. Nous avons travaillé avec DALIM SOFTWARE sur la rédaction de spécifications d’interconnexion entre outil éditorial et outil prépresse. Comment ces outils doivent-ils se parler ? Quels sont les éléments déclencheurs, dans l’outil éditorial, pour exporter certaines informations vers ES, et dans quel format le faire ? Nous définissons actuellement les circuits d’information, puis les ponts, pour avoir à terme une solution globale plutôt que 2 outils distincts. Via son API, la solution ES sera alors totalement intégrée dans notre flux de production éditorial.

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Propos recueillis par Didier Destabeaux